Il s'agit de travaux permettant la mise en pratique des notions théoriques vues en classe. Certains travaux pratiques prennent la forme de séances supervisées en laboratoire (laboratoire d'informatique, d'archivistique ou de catalogage). D'autres se font à la maison et s'étalent alors sur plusieurs semaines. Cette différence influence la complexité du travail et sa pondération. Les travaux pratiques faits à la maison sont plus longs et complexes et ont une plus forte pondération dans la note finale du cours. Par ailleurs, les travaux pratiques supervisés en laboratoire sont plus fréquents dans la session que ceux faits à la maison.
Dans le cours BLT6132 où les travaux pratiques consistent à un exercice de modélisation et de stylage, des protocoles sont utilisés. Ces protocoles amènent les étudiants à concevoir des solutions techniques à un problème ou à une situation. Pour le cours BLT6122, ces travaux sont plutôt basés sur des études de cas.
Les travaux pratiques dans des cours d'archivistique se font généralement en partie à la maison et en partie au laboratoire d'archivistique et/ou en laboratoire d'informatique documentaire lorsque la manipulation d'un logiciel est nécessaire. D'ailleurs les travaux pratiques des cours BLT6059 et ARV1055 utilisent les deux laboratoires.
À titre d'exemples :
Il est à noter que le laboratoire d'informatique documentaire est aussi utilisé pour les travaux pratiques des cours BLT6055 et BLT6121. Pour ces deux cours, la difficulté des travaux doit être graduée.
Taille de l'équipe :
Temps de réalisation :
Lieu de réalisation :
Superviseurs/assistants :
Corrigé disponible :
Fréquence dans le cours :
A part les cours BLT6055 et BLT6121, cette pratique pédagogique est aussi une méthode d'évaluation pour tous les autres cours cités. La pondération dépend de la nature du travail pratique (qu’il soit fait à la maison ou supervisé en laboratoire), les travaux pratiques faits à la maison ont une pondération plus forte que ceux en laboratoire. A titre d’emple, un travail pratique dans le cours BLT6057 est pondéré à 4% (x 8 fois) alors que dans le cours BLT6122, un des deux travaux pratiques vaut 50% de la note totale du cours.
Correction faite par :
Correction faite selon :
Pour certains cours, cette pratique n'est pas évaluée (BLT6057, BLT6122, ARV1055, INU1001). Lorsqu'elle est évaluée, cela se fait dans le cadre de l'évaluation générale du cours (BLT6055, BLT6121, BLT6132, ARV1054).
Il existe, cependant, d'autres façons d'évaluer cette pratique. Pour le cours BLT6059, dans la partie "réflexion personnelle" du rapport à remettre, l'étudiant fait ressortir les points positifs et négatifs du travail. De plus, dans le cours BLT6121, à la mi-session, le professeur demande aux étudiants d’indiquer sur une feuille trois points forts et trois points à modifier.
Avantages :
Ces travaux sont essentiels pour la nature du cours qu'ils adoptent comme pratique pédagogique. En plus de faciliter la compréhension de la théorie, les travaux pratiques permettent d'acquérir une bonne connaissance et se familiariser avec des outils (informatiques, archivistiques, de développement des collections).
Étant donné la spécificité de chaque cours, cette pratique pédagogique répond à plusieurs objectifs. Dans le cours BLT6122, les travaux pratiques permettent à l'étudiant de : Bien connaître "sa" bibliothèque (tp1), et développer un esprit critique pour le développement des collections (tp2). Pour le cours ARV1055, ils permettent aux étudiants de savoir s'ils aiment faire de la description des archives ou non, et à l'enseignant de vérifier si les étudiants assimilent bien la matière.
Les travaux pratiques constituent pour les étudiants l'occasion qui permet de se rendre jusqu'à la manipulation concrète dans le logiciel, et par la suite de pratiquer leurs habiletés. D'ailleurs, l'accomplissement d'un travail pratique peut constituer une réalisation pour l'étudiant. C'est aussi l'occasion pour l'étudiant de prendre en charge la responsabilité de l’acquisition de ses connaissances.
En outre, ces travaux offrent la possibilité de travailler avec des systèmes commerciaux payants et de les expérimenter (par exemple : bases de données commerciales) (BLT6057, BLT6122).
Pour certains travaux nécessitant la manipulation d'outils informatiques, cette pratique permet aux étudiants de comprendre que l’informatique ne règle pas tous les problèmes et que l'intervention humaine reste cruciale (BLT6121 et BLT6055).
Limites :
La simplification du travail est une des limites que plusieurs enseignants soulèvent. Il est parfois difficile de faire une mise en situation réelle car l'enseignant doit simplifier énormément pour orienter l'ensemble des étudiants vers la même direction en leur donnant un fil conducteur. Dans les travaux en archivistique, le nombre des documents utilisés est souvent restreint, ce qui rend l'exercice un peu artificiel et ne permet pas une grande compréhension du contexte de l'organisation.
Toujours dans un souci de créer une situation réelle, il est parfois difficile de trouver des fonds qui ne sont pas décrits dans la réalité (ARV1055). La solution est de se procurer des copies de fonds d'un service d'archives en demandant de retirer sa description (momentanément) du site de l'institution.
Les ressources électroniques posent une autre limite, celle du nombre d'accès simultanés autorisés.
Le nombre élevé d'étudiants par cours peut aussi être en cause. Ceci complexifie la logistique pour l'utilisation des laboratoires (lorsqu'il s'agit de travaux supervisés). De plus, un grand groupe requiert plus de ressources en termes d'encadrement. Par ailleurs, au niveau de la compréhension de la matière, l'enseignant ne peut assurer un suivi personnalisé des étudiants qui n'ont pas tout à fait compris.
Pour certains cours, l'idéal est que le travail pratique en laboratoire soit individuel.
D'autres limites sont plutôt liées aux exigences de chaque cours. En voici quelques exemples :
Le travail pratique ne doit pas être seulement un contact avec un produit mais doit permettre de renforcer l'apprentissage par la pratique, d'où l'importance d'intégrer des éléments d'apprentissage dans les questions (BLT6057)
Il est important de bien présenter en classe les outils avec lesquels les étudiants sont appelés à travailler, et de bien expliquer les exigences du travail demandé, notamment lorsque celui-ci est de longue haleine (les travaux faits à la maison).
L'enseignant est appelé à négocier des accès aux bases de données payantes (par ex.: MidWest et BTLF, pour le cours BLT6122) pour y donner accès aux étudiants et créer ainsi des conditions de travail se rapprochant de la réalité.
Si le nombre d'étudiants le permet, l'idéal est que l'enseignant corrige lui-même les travaux pratiques, et qu'il soit présent au laboratoire, pour les travaux supervisés. Cependant que cette activité doit être reconnue par l'université dans la définition des tâches des enseignants.
Les travaux en laboratoire doivent être bien planifiés car il n'y a pas place à l'improvisation. Il faut l'implication la plus grande de la part de l'enseignant possible dès la création et pendant le déroulement des exercices (BLT6055 et BLT6121).
Pour les travaux sur la description des documents d'archives, l'enseignant ne doit pas trop détailler l'énoncé du travail, les étudiants doivent faire l'effort pour s'approprier le texte et rédiger leur réponse (ARV1055). Quant au travail pratique sur la classification des documents d'archives, il faut bien choisir les pièces pour qu’elles soient compréhensibles en elles-mêmes (ARV1054).
Sur le plan technique, il est souhaitable d'avoir des ressources techniques permettant de donner des exemples sur écran en laboratoire, avec les outils informatiques, en gelant les écrans des ordinateurs des étudiants (BLT6132).
Liens avec :
Pour le cours BLT6122, les deux travaux pratiques sont reliés, le second travail pratique fait suite au premier.
Pour commentaires ou suggestions : sabine.mas@umontreal.ca
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